Son coeur c'était arreté
Il est presque mort
Et maintenant c'est lui qui est en tord.
Ils veulent l'envoyer dans un institut psychiatrique.
Et tout a commencé par une grippe.
Il a fait un anévrisme et il est maintenant déstabilisé
Certains croient qu'il est cinglé...
Tout comme c'était pour son pere;
Ils l'avaient reléguer en gériatrie car ils ne savaient que faire.
Il était attacher a une chaise depuis des heures dans son urine.
Les gens le croyait fou car il avait mauvaise mine...
Mais mon grand-pere n'est pas fou.
Il est un peu perdu, c'est tout!
De plus ca va mieu,
Bientot, il pourra surement revenir chez eux!
Je n'ai pas vu mon grand-pere depuis des mois,
Quand avant je le voyait a toutes les semaines avec joie.
Je m'ennuie de lui et de ma grand-mere,
Je déteste cette situation face a mon pere...
Ca me prive de ces derniers instants,
Instants a passer avec me grands-parents...
La lettre de mon pere qui me l'a appris (presque en totalité comme l'originale):
Je vous donne quelques nouvelles de votre grand-père. Vendredi passé, André (mon oncle) est monté avec lui à l'hôpital, en ambulance, pour un paquet de raisons. La semaine précédente, il avait eu la grippe et durant toute la semaine passée, il avait vomi et avait eu la diarrhée. Il était très faible et il dormait tout le temps. En montant dans l'ambulance, son c½ur s'est arrêté. Ils ont réussi à le repartir.
En arrivant à l'hôpital ils lui ont tout de suite mis un soluté avec du sucre parce qu'il était complètement déshydraté et que son niveau de sucre qui doit être entre 6 et 8 était à 2.3. En étant déshydraté, ses reins ne fonctionnaient plus bien ce qui a provoqué son arrêt cardiaque. Il a bien faillit y passer.
Il était connecté à trois moniteurs en plus de son soluté. Ils se sont aperçut qu'il avait en plus fait un anévrisme. C'est un caillot de sang qui bloque non pas le c½ur mais le cerveau et qui risque de vous rendre aveugle ou complètement sauté.
Vendredi il ne disait rien qui avait de l'allure. À plusieurs occasions il a arraché tous ses fils qui étaient connectés sur tout le corps. Tout ce qu'il voulait c'était de sacrer son camp.
J'avais peur qu'ils l'attache. Samedi il a passé par-dessus la barrière de son lit puis il est tombé par terre. Il est allé se promener dans le corridor, probablement pour trouver la porte de sortie. Il disait tout le temps : « si on peut mettre la main sur une chemise et une paire de culottes, on va crisser notre camp d'icitte ».
Quand j'arrivais le soir, il disait « asteur qu'on a un char, on va sacrer notre camp d'icitte » pis il arrachait ses fils. Il était tout mêlé. Il essayait de changer les poste de télévision en pitonnant sur un machin qu'il lui ont fait porté pour enregistrer ses pulsations cardiaques.
Une infirmière lui a demandé s'il savait où il était.
-Oui
-Et où êtes-vous ?
-Au CHU.
-En quelle année sommes-nous ?
-Heueueu en 1967 !
Outch !
Depuis lundi soir, il est redevenu beaucoup plus lucide. Il lit le journal et il a une bien meilleure façon. Hier ils lui ont remis un soluté parce qu'il était encore un peu trop déshydraté. Lundi, Suzie (Ma tante) était déjà prête à faire un conseil de famille pour décider si on l'envoyait dans un institut psychiatrique.
Wo !!!!
Paillasse et moi on n'était pas du tout d'accords. Ma mère non plus. On va attendre au moins encore quelques jours...
Ben content que ça semble prendre le bon bord !
